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IST, faites vous dépister !
Santé & Prévention /
lundi, 1er décembre 2014

Vous souhaitez faire le point sur votre situation vis-à-vis des IST (VIH et sida, hépatites, chlamydiae, gonocoque, syphilis et toutes autres infections) ?

Vous souhaitez aborder les IST avec des équipes spécialisées ? Vous souhaitez bénéficier gratuitement de tests de dépistage et bilans diagnostiques ?

Prenez contact tout au long de l’année avec l’équipe des Centre départementaux de prévention santé (CDPS) et/ou du Centre gratuit d’information de dépistage et de diagnostic des IST, VIH hépatite (CEGIDD). Avec ou sans rendez-vous, vous pouvez vous faire dépister. C’est gratuit, anonyme et sans condition de couverture maladie.

Vers Seine-saint-Denis sans SIDA

Le Département de la Seine-Saint-Denis est particulièrement engagé dans la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, le VIH et les hépatites en assurant cette mission par délégation de l’État depuis plusieurs années.

L’habilitation du CEGIDD départemental, Centre Gratuit d’information, de Dépistage et de Diagnostic des infections par les virus de l’immunodéficience humaine, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles, en renforce son action.

La Seine-Saint-Denis est le deuxième département de France le plus touché par l’épidémie de VIH après Paris. La mobilisation de la Seine-Saint-Denis dans la lutte contre le sida est donc essentielle, autour des objectifs ambitieux de l’OMS : la réalisation des 3x90 (90% des séropositifs diagnostiqués, 90% traités par les antirétroviraux, 90% avec une charge virale indétectable) en 2020 et la fin de la transmission du VIH en 2030 en Seine-Saint-Denis.

Pour améliorer la qualité de notre action, France Lert, épidémiologiste, qui avait rendu le rapport "Vers Paris sans sida", a mené un travail pour proposer une stratégie de lutte renforcée et coordonnée contre l’épidémie sur la Seine-Saint-Denis.

À partir d’entretiens et de données épidémiologiques et scientifiques, cette réflexion s’appuie sur les particularités socio-démographiques du département, en particulier pour toucher les publics les plus éloignés de la prévention et du soin. Des recommandations sont formulées sur les moyens de réduire le délai moyen entre contamination et dépistage.

Ces conclusions ont été présentées mardi 20 juin au CeGIDD départemental en présence d’associations du Département.

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Vers une Seine-Saint-Denis sans sida

Comment se passe le dépistage d’IST ?

Pour toute personne se présentant dans un CDPS, l’accueil est assuré par une équipe médico-sociale et un entretien confidentiel avec un médecin vous est proposé.
Les tests appropriés sont prescrits et réalisés sur place.
Les résultats sont rendus par un médecin lors d’un deuxième rendez-vous.
En cas de résultat positif, c’est-à-dire montrant qu’une infection sexuellement transmissible a été découverte, une prise en charge sanitaire vous est proposée par l’équipe :

Si le résultat des tests concernant l’hépatite B est négatif, il est possible de se faire vacciner sur place gratuitement.

Le test rapide d’orientation diagnostique (TROD) pour le dépistage du VIH

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Vous n’avez pris aucun nouveau risque depuis 3 mois.
Vous pouvez faire un test de dépistage du VIH par une piqûre au bout du doigt. Le résultat du test TROD est immédiat.
Si le test est positif, il doit être confirmé par une prise de sang.
Vous pouvez compléter ce dépistage par un bilan des autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

Vous vous posez des questions ? Vous souhaitez en parler ?
Une équipe de professionnels est là pour vous écouter, répondre à vos questions et vous accompagner.


Faites-vous dépister ! Encouragez votre / vos partenaires à le faire !


Que fait la Seine-Saint-Denis pour dépister le VIH ?

Une équipe pluridisciplinaire permet à tous d’avoir accès à un dépistage du VIH, des hépatites et des infections sexuellement transmissibles (IST).
En fusionnant les structures existantes dans le domaine, la loi a donné naissance à un nouveau type de centre, le Ceggid*, qui permet d’accroître l’accessibilité et la qualité de l’off re de prévention et de dépistage en Seine-Saint-Denis, notamment en direction des publics les plus vulnérables et éloignés du système de soins.
« -Dans le cadre des nouvelles missions du Ceggid, nous sommes dans une logique plus globale de santé sexuelle, explique la docteure Mathilde Marmier, cheffe du service de la Prévention et des Actions sanitaires au Département.
Il y a désormais une prise en compte de la planifi cation familiale. »
Outre la possibilité de prescrire la contraception et de délivrer dans certaines conditions une contraception d’urgence, le nouveau dispositif permet de repérer et d’orienter les personnes victimes de violences sexuelles vers une IVG en cas de besoin.
Consultations sur le terrain Basé à Bobigny, le Ceggid bénéficie de locaux flambant neuf et d’une équipe pluridisciplinaire composée de dix professionnels Que fait la Seine-Saint-Denis pour…
de santé – un médecin référent, quatre infirmières, trois secrétaires, une assistante sociale et une responsable de centre. Cette équipe assure l’accueil et la prise en charge gratuite des usagers,accompagnée de vacations de médecins en gynécologie spécialisés dans les IST et le VIH, et l’apport d’une psychologue et sexologue.
« Nous ne nous contentons pas de nos consultations sur place, souligne Mathilde Marmier, nous nous déplaçons hors les murs. C’est une pratique ancienne en Seine-
Saint-Denis, en partenariat avec les villes et les associations. Ainsi, nous organisons une consultation hebdomadaire IST dans le centre d’accueil de Médecins du monde à Saint-Denis. » D’autres consultations sont également proposées dans les centres départementaux de prévention santé et dans les hôpitaux d’Aulnay-sous-Bois et de Montfermeil.
Le département de la Seine-Saint-Denis est le deuxième, après Paris, à être concerné par l’épidémie de VIH. C’est dire l’importance de cette structure de dépistage. « On note que la Seine-Saint-Denis, par rapport à Paris ou à la moyenne nationale, compte plus de femmes touchées par le virus, pointe la responsable.
Dans notre département, la contamination se fait plus par voie hétérosexuelle qu’ailleurs. »
Afin de mieux connaître ses publics et répondre au plus près à ses besoins, un questionnaire anonyme a été élaboré, rempli à la fois par l’usager en salle d’attente et par l’infirmière et le médecin d’autre part.

Claude Bardavid